NANAQUI    flecizq.gif (1606 octets)

 

                                       Dossier N� 262 602 - L'Homme qui se dit po�te

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photo de Christophe Raynaud de Lage

 

EXTRAITS DE LA PRESSE FRAN�AISE


Le Figaro (20/08/97)

"Dix fois Antonin Artaud, le visage creus�, le geste hagard, le cheveu tombant, l'œil brulant. Les com�diens venus du Chili, incarnent l'�crivain hallucin� au temps de ses asiles et de ses conf�rences. Il court � l'ecriture, il tente d'�chapper au d�sastre, il ne peut dire le feu qui le ronge, il �chappe � l'amour, il se perd.… Plastiquement magnifique et inqui�tant, environn� d'un lourd rock progressif (pas loin des meilleures �poques de King Crimson), r�gl� avec rectitude et pr�cision, "Nanaqui" �tait un des meilleurs spectacles du festival Chalon dans la rue en Juillet (…)"
B.D

Politis(14/08/97)

"Dix personnages sont sur sc�ne, repr�sentant autant d'expressions du visage d'Artaud. Pas de mot ou peu, pas de r�cit, pas de mont�e dramaturgique. Juste des paroxysmes qu'interrompent des moments d'acalmie. Le spectateur est entrain� dans la spirale infernale de l'opression, de l'enfermement plus que de la folie. Tout est dans ce tour de force : entrainer par une sorte de rituel cruel et r�p�titif (…) le spectateur au cœur m�me du propos. Au cœur m�me des propos d'Artaud �voquant "cet autre aspect du langage th��tral pur, qui �chappe � la parole, de ce langage par signes, par gestes et attitudes ayant une valeur id�ographique tels qu'ils existent dans certaines pantomimes non perverties".
Marie Vanhamme

L'Humanit� (26/08/97)

"Ici point de parole, juste la dite pantomime que l'homme de th��tre voulait "non pervertie". Mauricio Celedon qui d�j� avait amen� le th��tre au cirque en mettant en sc�ne le "Candides" du cirque Baroque en 1995 r�it�re cette alchimie. (…) Sur fond de violence d�chir�e, de path�tisme et de musique cubaine frappant le cœur de tout les exil�s, la folie fantasmagorique s'envole au trap�ze. Elle �chappe aux tortionnaires, soutenue par les intellectuels au crayon toujours lev�, tandis qu'Artaud s'�croule. (…) Mauricio Celedon, issu d'une g�n�ration marqu�e par la dictature, a choisi un th��tre engag� appelant � la tol�rance et � l'espoir (…).
Dans un ultime �lan, Artaud et ses doubles ne font plus qu'un. Et l'homme, bouche ouverte sur le n�ant, laisse s'�grener les notes de musique sur sa solitude, sa souffrance et sa m�moire � jamais debout."
G.K.

EXTRAITS DE LA PRESSE CHILIENNE

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El Mercurio de Valpara�so (9/05/97)

"Comment expliquer ce qu'est "Nanaqui" de Mauricio Celedon ? Ce n'est pas une œuvre d'une heure (…) sur la vie et les id�es d'Antonin Artaud (1896 -1948), auteur po�te, acteur, th�oricien du Surr�alisme, cr�ateur du Th��tre de la Cruaut�. Ce n'est pas non plus un essai sur la folie, comme pourrait le laisser supposer la sc�nographie d�pouill�e, de blanc et de noir (…)Marina de Navasal

El Mercurio de Santiago (8/05/97)

"Une fois encore, selon le th�me choisi pour ses œuvres, Celedon a concentr� son attention sur l'homme, ses mis�res et ses grandeurs, son mysticisme et sa perte de contr�le instinctive, il a choisi d'observer la fragilit� de l'�tre humain (…) Soumettant ses acteurs � une �preuve physique terrible (…) Celedon �largit son champ de vision pour parler - � partir du cas particulier d'Artaud et de sa folie - de l'opression sociale qui frappe fr�quement les artistes, de la discrimination et de la violence environnante. Pour cette raison, il ne s'agit pas de passer en revue la biographie du dramaturge (comme ce fut le cas dans "Malasangre" avec Rimbaud). Ce choix de Celedon a permis que le geste - presque toujours intense, d�sesp�r�, atteignant le paroxysme et tr�s peu souvent placide ou doux - ne soit pas descriptif et au contraire tr�s abstait. L'impressionisme d'une œuvre comme "Malasangre" se transforme en expressionisme brutal dans ce cas (…)
Cette violence radicale et le noir profond du montage parvient � se diluer quand le travail physique use de la technique du cirque (…) en outre, ces num�ros sont si risqu�s et si bien ex�cut�s qu'une partie du public a envie d'applaudir."
Juan Antonio Mu�oz