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Corriere Adratico du 11 / 07 / 2003
" (
) Une fois de plus, il est difficile de trouver les mots pour d�crire un
spectacle du Teatro del Silencio. Une fois de plus,ce nouveau " morceau " de
th��tre total appel� " O Divina la Commedia " qui se d�roule sous le
chapiteau est encore absolument rugissant, �mouvant, �clatant, tragique et violent
(
) L'autre soir, apr�s (
) qu'un violent orage ait mis � l'�preuve
l'organisation (
) de ce spectacle "politique " qui r�v�le � l'homme
d'aujourd'hui sa trag�die et lui fait se demander pourquoi : pourquoi la guerre, pourquoi
la mort des enfants, la mort des m�res, la perte de la foi, pourquoi la mort de l'�me.
De L'Enfer de Dante -B�atrice, Francesca, Farinata, Ulysse et Ugolin- et de l'Evangile
selon Saint Matthieu, mais aussi de La Croisade des Enfants de Schwob, surgissent des
pages d'�motion intense confi�es aux cris et aux silences de ces quatorze prodigieux
interpr�tes, et � la violence de la musique, comme aux prouesses d'un �quilibrisme sans
complaisance, qui s'allie � un savoir imaginatif qui tient tout le monde en haleine,
incr�dules de tant de capacit� pour �voquer les atmosph�res et les sentiments par des
moyens si insolites. Tonnerres et coups de pluie se sont ajout�s aux effets sp�ciaux des
�mes dolentes et de la plate-forme volante. La fin absolument cathartique. Lib�ratoires
et enthousiastes les longs applaudissements. "La Reppublica du 21 / 07 / 2003
Nico Gaprone
" Dirig� par le chilien Mauricio Celedon en r�sidence � Aurillac, cette "O
Divina la Commedia; Inferno" du Teatro del Silencio nous parle de notre moyen �ge,
pass� et pr�sent. Apr�s le voyage dans le temps d'Alicia Underground, derri�re les
ic�nes r�volutionnaires du dix-neuvi�me, ce p�riple par les girons dantesques
transpos�s � la structure circulaire du chapiteau, entrecrois� avec des suggestions
inspir�es par la Crois�e des enfants de Schwob et l'�vangile selon Saint Matthieu dans
sa version pasolinienne, nous raconte, avec des paroles (peu) et par des images
(beaucoup), sous la tutelle de la martellante bande de Nelson Rojas, l'�pop�e de la
chute dans un monde sans Dieu, habit� que par des bourreaux et des victimes. Une prison
sous haute surveillance, une ar�ne de tortures plan�taires recr��e par Fran�ois
Delarozi�re comme une construction piran�sienne faite des marches mobiles, o� des
moines arm�s par des longs micros girafes ayant lieu de fourches �voquent une profonde
atmosph�re inquisitoire.
Le fant�me obsessif de la luxure descend depuis les hauteurs par des cordes acrobatiques
et se transforme en un ballet de colonie p�nitentiaire de nus f�minins. Puis d'autres
corps f�minins, cette fois voil�s en noir, voltigent au milieu de l'espace a�rien -par
une association libre- tels des kamikazes tch�tch�nes, dans un soporifique abandon
mortel. Avec son Inferno, Celedon nous rappelle que, tant la perte de la foi comme celle
de la raison, g�n�rent des monstres. "
Rassegna da Polverigi du 10 / 07 /
2003
" Un th��tre comme celui de la compagnie cr��e au Chili par Mauricio Celedon,
actuellement en r�sidence � Aurillac, est capable de fondre ses racines dans le
th��tre m�di�val et du " Seicento " tout en se servant d'instruments
�lectroniques et d'effets sp�ciaux. La "contamination" se r�v�le, avec ses
composantes toutes mises au service de l'expression du corps et de la parole m�me au le
moment o�, � la merci de la technologie moderne, le courant �lectrique est coup� au
milieu d'une r�plique. Dans ces instants l�, m�me si le tonnerre et le bruit de l'orage
ajoutent un effet naturel aux effets cr��s, on pourrait craindre que la repr�sentation
soit interrompue. Pas question ! L'�nergie et le silence de la compagnie dans son
ensemble apparaissent pour maintenir vive la tension �motive d'un texte qui, aux �mes
damn�es interpr�t�es par des danseurs nus � la mani�re de Luca Signorelli, rajoute
l'�tourdissant r�cit de quelques acteurs de grande pr�sence, la persuasion d'une
musique enivrante et dramatique, l'intr�pidit� des trap�zistes et l'inventivit� des
masques. Pour une fois le texte, compos� de morceaux de L'Enfer de Dante, de
l'�vang�liste Matthieu et de Schwob, mais aussi de mantras indiens, n'est plus
secondaire, mais soutient et motive d'une succession d'�v�nements th��traux, qui sont
tous des petits chefs-d'uvre en soi, pleins d'�lan po�tique et d'invention.
On sort du chapiteau �branl�, avec cette fin � " revoir les �toiles ",
impr�gn�s d'une tension morale que depuis longtemps le th��tre ne nous transmettait
plus. "
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